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Richard Marois
NPD / Saint-Lambert
6 août 2008
Si vous avez lu les autres comptes rendus, vous savez que le matin du 6 août, nous avions une rencontre pour le moins décevante avec Mme Roxane Stanners. Suivait notre rendez-vous avec le candidat du NPD de la même circonscription de Saint-Lambert, M. Richard Marois. À notre arrivée, ils sont trois à nous attendre et à nous accueillir. Richard Marois (qu’on est immédiatement sommé d’appeler Richard), Nicolas-Dominic Audet, gérant de campagne et Marc-André Viau, directeur des communications, nous font visiter le local électoral aussi fièrement qu’un couple ayant acheté sa première maison.
Comme introduction à la conversation, M. Marois nous donne un aperçu de son parcours professionnel et militant des 30 dernières années. Défilant une liste d’acronymes d’organisations digne des instances de l’Alliance, nous comprenons rapidement qu’il y a deux choses à retenir sur la personne de M. Marois. C’est un ancien syndicaliste qui en a gardé les valeurs, mais c’est d’abord et avant tout un environnementaliste engagé. Dès lors que nous commençons à lui parler de la campagne sur les poissons (http://www.nospoissons.ca) , nous nous rendons compte qu’il connaît la problématique de fond en comble. Probablement davantage que nous à plusieurs égards. Nous partageons avec lui et son équipe les éléments clés des campagnes sur les poissons et sur les grains. Aucune résistance, nous parlons tous d’une seule voix. Nous enchaînons en demandant à M. Marois sa position sur l’importance de la place des syndicats dans le débat politique. Il nous avoue d’entrée de jeu que le rôle premier d’un syndicat est d’être le représentant de ses membres. Cette vision semble aux premiers abords un peu réductrice au point de vue de notre place dans l’arène politique. Le tir est rapidement corrigé lorsqu’il nous fait part de l’importance qu’il accorde à la concertation et de la position centrale qu’occupent les syndicats dans la société.
Nous en venons ensuite au sujet de la langue de travail. Le jupon dépassait déjà un peu, mais nos trois interlocuteurs nous confirment être d’anciens bloquistes. La question de la langue est donc très importante pour eux. Ils connaissent le projet de loi du Bloc québécois et nous apprennent que le NPD est en train de travailler sur une position précise sur la question. Nous en profitons pour passer avec eux en revue quelques lacunes dudit projet de loi. Avec de la suite dans les idées, M. Marois nous dit vouloir travailler en concertation avec nous sur le sujet et entend nous contacter dans le futur.
M. Marois est un spécialiste de l’environnement et ça se voit. Toutes les réponses à nos questions tournent autour du sujet. C’est peut-être d’ailleurs là la seule critique que nous avons à faire sur la rencontre. Nous sommes d’abord et avant tout une organisation de travailleurs et, sans en aucun temps vouloir relativiser le poids des problèmes environnementaux, c’est davantage les questions de travail qui retiennent notre attention.
Somme toute, nous pouvons dire que nous avons été enchantés par la rencontre avec M. Marois et son équipe. Les échanges ont été intéressants et fructueux. Nous avons senti une réelle ouverture au sujet des problématiques que nous apportions et nous en ressortons avec l’impression que M. Marois serait une oreille attentive à l’AFPC-Québec advenant son élection à la Chambre des communes.


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